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DANSES D'ISRAEL
LIRKOD ISRAEL
AVEC SUZANNE COHEN
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          VIKI SHMUEL COHEN

Viki Shmuel Cohen nous a quittés le 27 Août 2012.  
Hora Mantera, sa première danse, chorégraphiée en 1953, est l'une des toutes premières danses folkloriques israéliennes où les tours font leur apparition.

Spécialisé dans les debkot, créées pour la plupart entre 1954 et 1958 (Keagadat Rivka, debka hachamor, debka druze, debka hakatsir, debka halel, debka Dalia), on le surnommait le roi de la debka et aussi le père de la debka.

Viki n'est plus mais ses danses continuent à vivre et font à jamais partie du répertoire de la danse folklorique israélienne.




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Eliyahou et sa flûte qu'il ne quittait jamais.

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Quelques danses célèbres
 d'Eliyahou Gamliel

YAM USHKIYA
Eliyahou danse avec sa fille Yasmin.

Tzion Tamati

Mi Haïsh

Debka Halel de Viki Cohen
Hora Mantera de viki Cohen




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מי האיש  - שרים  לזיכרו  של  אליהו  גמליאל
Mi Ha'ish - Sharim lezikarou
 shel Eliyahou gamliel
 Quel est l'homme - Chanté en souvenir d'Eliyahou Gamliel
décédé le 10 Mars 2013

  



     

Mi_Haish





Entretien avec Yehouda Emmanuel et Eliyahou Gamliel
traduit ci-dessous.

Yéhouda Emmanuel : « Bonjour à tous les professeurs de danses folkloriques. Nous nous trouvons au centre sportif Hashalom de Holon pour accueillir cette fois-ci un des meilleurs et des plus anciens créateurs de danses folkloriques israéliennes, Eliyahou Gamliel. Eliyahou est venu de Haifa pour décrire certaines de ses danses : Eliyahou Hanavi, Dror Ykra, Debka Bnot Hakfar, Kol Hakavod, Ahavat Hadassa, Mi Haïsh, Tzion Tamati, Azreni El Chai, Im Ninalu, Siman She Ata Tsaïr, Erev Shel Shoshanim, Eretz Zavat Chalav Oudvash, Bisdot Beit Lechem, Ayelet Ahavim, Yam Oushkia, Tarantela, Shnei Shoshanim, Roe Veroa, Ahava Atika, Me'ever Lanahar, Tiyoul leili, et bien d'autres encore".

Yéhouda Emmanuel demande à Eliyahou Gamliel de dire en quelques mots comment il a été amené à s’occuper de danses folkloriques israéliennes et quel est ce secret.

Eliyahou répond qu’il est difficile de résumer tout cela brièvement.

 « Tout a débuté dans les champs de Ramat Yohanan. J’avais 14 ans et je gardais les ovins. Matatiyahou Shelem (1904-1975), l’éminent compositeur et éducateur, était mon professeur. C’est lui qui m’a introduit au bel univers du folklore israélien. Mais au départ, il m’a appris à être berger.  Et un berger va dans les champs. Il rencontre les fleurs et les herbes ; Il rencontre les bergers arabes des alentours, de Miktsayer et Rosha, et entend leurs flutes. Et j’ai essayé de fabriquer des flutes comme les leurs. Puis Ilka [ Ilka Raveh, chanteur et musicien israélien ] est venu en visite à Ramat Yohanan, et il m’a appris à fabriquer des flutes de bergers.

Et ensuite, à ma manière, je me suis spécialisé et ai progressé en musique. Puis j’ai intégré l’école pour professeurs de musique de Tel Aviv que dirigeait Emmanuel Amiran Pougatchov pour devenir moi-même professeur de musique. C’est par ce biais que je suis entré à INBAL [ la célèbre troupe de danse yéménite de Sarah Levi Tanaï ]. J’y ai dansé, et c’est là que j’ai été introduit au merveilleux folklore yéménite.

Et bien évidemment, je suis allé chez Gurit Kadman [ la personne qui a le plus œuvré pour la création de la danse folklorique israélienne ]. Nous formions un groupe petit et concentré de professeurs venus chez elle pour apprendre les premiers pas de la danse folklorique israélienne. Et c’est là, en fait, qu’était le berceau de la danse folklorique israélienne, chez Gurit, avec sa persévérance et son amour.

C’est à ce moment que j’ai créé la danse  [ et la mélodie ] Eretz Zavat  Halav Oudvach. Puis j’ai créé Dror Yikra chez Yankele Levi à Beit Katz, et ensuite Shnei Shoshanim chez Yoav Ashriel.

Et quand quelqu’un réussit, son appétit grandit de plus en plus. Et avec les chansons magnifiques qui résonnent, les pas découlent naturellement, et c’est ainsi qu’ont été créées les danses.

En vérité mon intention n’était pas d’être chorégraphe de danses folkloriques. J’aime danser et j’aime chanter  et à partir du moment où les paroles ont un sens, un contenu, et que la mélodie coule, que le rythme vibre et vous pénètre, vous ne pouvez pas vous empêcher de bouger, et cela a été ma façon de créer".

Je donne la parole à Yéhouda Emmanuel"


Je remercie Elliott Cohen pour la traduction et Illana Sitruk pour son aide

Avec l'autorisation de Yehouda Emmanuel de publier cette interview